• Claudine Hallier

STOP à l’alimentation de nos fragilités !



J’entends nombre de personnes me dire qu’ils suppriment ceci, qu’ils suppriment cela de leur alimentation car ils ne les tolèrent pas. Il y a la mode du sans lactose et sans gluten, la mode du régime de fruits, du régime cétogène, de l’alimentation crue etc…

Ces personnes arrivent néanmoins avec des ballonnements, des gaz, des douleurs abdominales et souvent une grande fatigue, soit dont ils sont conscients, soit qu’ils ignorent, tellement cela fait longtemps que leur organisme est épuisé et qu’ils fonctionnent sous cortisol.

C’est la découverte d’une des vidéos de Thierry Casasnova sur You tube : "régime cétogène et ballonnements", qui m’amène à écrire cet article.

Arrêtons d’alimenter nos faiblesses et favorisons plutôt les mécanismes d'adaptabilité de notre organisme.

Les intolérances ne sont pas normales ! Il ne s'agit pas d'adapter notre alimentation à elles mais bien plutôt de rechercher la source de ces intolérances.

Aller à la source, c’est déjà prendre conscience de nos états de stress. Ceux générés par notre environnement, sociétal, médiatique, humain et bien sûr ceux engendrés par nos névroses.

S’il y a bien quelque chose dont on peut s’éloigner pour aller mieux, c’est la Télévision, avec ces pubs qui cherchent à faire croire que "tu seras libre ou rebelle quand tu auras acheté cette belle voiture", qu’en buvant cette nouvelle boisson pleine de sucre tu auras des pouvoirs magiques" , qu'en préparant tous ces plats industriels tu combleras ta famille et tes amis… etc…


Nous pouvons aussi nous rendre compte que le rythme actuel de nos vies nous contraint et qu’il est temps de s’accorder du temps.

mais là aussi, je vois le piège de la sur-consultation d’informations santé, de méthodes de développement personnel qui nous font croire que l'on n'est pas assez ceci ou trop cela, bref, inadapté.

Même tourbillon illusoire lorsque toute ces informations sur telle ou telle pratique ou tel ou tel stage à suivre nous promettent le bien être voire le nirvâna.

Je vois des patients qui courent d’un therapeute à l’autre, d’une technique à l’autre, d’un stage à l’autre avec toujours autant de malaise physique mental ou émotionnel.

Rien n'est mauvais, rien n'est bon, juste nous rendre compte de notre éloignement de soi, notre course au remède extérieur à nos malaises intérieurs et apprendre à nous recentrer, revenir au bon sens, se rapprocher des lois de la Nature et de l'Inné, retrouver la simplicité.


Nul besoin d’accumuler des stages, des consommations de nutriments spéciaux et d’aliments miracles, de pratiques corporelles, de pratiques de jeûnes pour se purifier !

Mais d'ou vient d'ailleurs cette croyance que j'entends si souvent qu'il faut absolument "se nettoyer" et "se purifier"!? Sommes nous si sales à l'intérieur?! Notre corps n'a t'il pas ces fabuleuses capacités de détoxification et régénérations pour peu que nous soyons à l'écoute de ses messages et que nous prenions soin de lui ... simplement?


Tout est une question de motivation et de mesure.

Ou est le plaisir dans ces actions?

J’épanouis la vie ou je lutte contre le fantôme de la maladie?

Suis je connecté(e) à mes besoins ou est ce que je réponds à mes peurs?

je cherche à satisfaire une image que je veux donner aux autres et à moi même ou je suis à l’écoute de mon intériorité pour savoir ce qui est vraiment bon pour moi?

S’informer, pratiquer, bouger, se former, manger, échanger, se divertir... oui c'est bien, mais certainement pas bénéfique en réponse à la frustration, aux manques, aux peurs ou dans un état d'esprit de lutter contre.


C’est un grand classique:

Pas d’extrémisme, mangeons moins, communiquons vraiment avec nos proches, alimentons l’amitié et nourrissons nos relations d’Amour. Arrêtons de nous comparer et de nous laisser envahir par le tourbillon d’informations anxiogènes des médias.

Cherchons plus d’équilibre derrière nos peurs de manquer, nos peurs du changement, derrière ces justifications qui semblent si logiques: "il faut bien gagner sa vie", "il faut bien préparer sa retraite" qui nous amènent à maintenir parfois un environnement professionnel délétère ou un semblant de cellule familial ... jusqu'à l'explosion ou l'implosion.

il faut tellement bien s’occuper du futur que l’on ne vit plus son présent.


Dans les choses simples, la respiration est une base.

Je démarre quasiment tous mes soins par une attention sur la manière de respirer de mes clients et patients. Le stress entraine des capacités respiratoires amoindries entrainant un manque d'oxygénation et par la même des tensions et crispations mentales physiques et émotionnelles.


Prendre conscience de notre manière de respirer nous renseigne sur notre état global. Respirer convenablement c'est oxygéner toutes nos cellules.

Ces échanges gazeux sont le fondement de la circulation de la Vie en nous. Porter son attention sur la respiration c’est aussi revenir à vivre l’instant présent.

Connectée au cœur la respiration nous relie a nos qualités d’êtres, à notre intime, à nos capacités intuitives pour nous guider vers ….SOI et les actions à mener qui nous sont bénéfiques pour un futur adapté à nos besoins.